La rentrée de Youna 2013

Après une opération au genou cet été, Youna a repris les entraînements à l'INSEP : préparation physiques , assouplissements , rééducation , kiné ... Son genou se rétablit doucement mais sûrement... C'est plutôt détendue, que Youna aborde cette rentrée. Un nouvel horizon s'ouvre devant elle : démarrage des études de droit et changement d'entraîneurs à l'INSEP...

Interview de Youna Dufournet, septembre 2012

Septembre 2012, au club des Lucioles

Youna Dufournet, leader de l'équipe de France, a choisi notre club lyonnais pour sa convivialité et sa performance.

INTERVIEW de Youna DUFOURNET, le 30 AOÛT 2012,par Bénédicte Geslot (membre du CA des Lucioles)

BG : Vivre les JO, cela reste réservé à une toute petite minorité de sportifs de haut niveau; est-ce que tu as l'impression d'avoir vécu un événement extraordinaire ?
YD: « Oui, c'était magique ...après coup on se dit que c'était un rêve qu'on a vécu...
c'était une super expérience, inoubliable, on a vécu plein de choses, on a fait plein de photos, on a plein de souvenirs... »

BG: Quels sont les événements qui t'ont le plus marquée à Londres ?
YD: « L'entrée dans la salle de compétition le jour J avec tout le public ... on se disait que c'était les jeux quoi ...ça y était .....
Ensuite notre rencontre avec Tony Parker, c'était ... énorme ! on l'a rencontré plusieurs fois et ils nous a invité (avec une copine) à venir chez lui à Noël pour voir des matchs de NBA; il est vraiment très très sympa!
Et puis au retour, la descente des Champs Elysées avec les handballeurs dans le bus; c'était quelque chose d'extraordinaire .... »

BG : Si tu devais revivre 1 heure de ton séjour olympique, laquelle choisirais-tu ?
YD: « Je ne saurai pas laquelle revivre parce que chaque moment a été vraiment magique, on a vécu des choses extraordinaires, chaque instant reste gravé dans ma mémoire et je ne pense pas que je pourrais choisir un seul moment; c'est un tout...
C'est très différent d'un championnat du monde ou d'une autre compétition parce que l'univers est très différent, on est au milieu de tous les sportifs, il n'y a pas que des gymnastes et c'est très appréciable. »

BG :Tu as côtoyé les équipes russes, américaines, roumaines ...même si tu les as déjà croisé sur des plateaux lors de compétitions internationales, est-ce qu'il y a des choses, des anecdotes, des prestations qui t'ont marquée ?
YD : « Et bien, je me dis que l'erreur est humaine quand je vois par exemple Catalina Ponor aux qualifications au sol qui rate une diagonale, ou quand je vois l'américaine, championne du monde en titre qui n'est même pas qualifiée au concours général; je me dis que ça peut arriver à tout le monde ... ça permet de relativiser et de voir d'un autre œil ce qu'on a fait. »

BG: Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête au moment où tu chûtes des barres ?
YD: « C'est un coup de massue sur la tête... çà a été un choc, je ne savais plus où j'étais ni ce que je faisais et l'instant d'une fraction de seconde : je me demande ce que je fais sur l'agrès ... et puis, vite, les fils se reconnectent et je me dis: "faut que je finisse le mouvement, que je finisse bien parce que le début était très bien et qu'on ne sait pas ce qui peut arriver sur une compet; que les autres vont peut-être chuter ou pas, et qu'on peut rentrer quand même en finale; Je me dis c'est une erreur, mais il faut que j'arrive à finir bien jusqu'au bout ...et c'est ce qui s'est passé, je suis contente de l'avoir fini jusqu'au bout et l'avoir réussi.
Après, c'est la grosse déception, mais la compet n'est pas terminée, je ne peux pas m'effondrer sur le plateau parce qu'il me reste la poutre et que je veux rester jusqu'au bout dans la compétition pour l'équipe.
Après la poutre, tous les nerfs ont lâché et j'ai beaucoup pleuré. Toute ma famille était là, j'ai pu les voir juste après la compétition et ça ma fait un grand bien mais c'est vrai que c'était très dur ... »

BG: Est-ce que c'est une des choses les plus dure que tu as eu à vivre dans ta vie ?
YD: « Oui, je pense ...
C'était accessible et je fais une erreur bête. Le plus dur du mouvement était passé; c'est très rare que je chute sur cette partie ... et tomber la dessus , j'ai pas compris ....et je me suis demandé longtemps ce qui s'était passé... »

BG: Et sais-tu ce qu'il s'est passé finalement ?
YD: « Je pense que dans ma tête j'étais un petit peu trop sure de moi, j'ai mal posé la main sur un élément que je fais machinalement, le bourrelet s'est mis en dessous de la manique et quand j'ai voulu enchainer la bascule, ça m'a projeter au sol directement... »

BG: Arriver à faire le vide après la chute et gérer sa déception pour redonner le meilleur de soi- même sur la poutre pour la qualification de l'équipe, c'est une démarche intellectuelle, mais comment les jambes répondent à cette volonté?
YD: « Il faut prendre sur soi; vis à vis de toute la famille qui était présente et ceux qui me soutenaient, je voulais donner une bonne image de moi... Même s'il y a une une chute, il ne fallait pas s'effondrer, et finir la compétition quoi qu'il arrive, en bien ou en mal ... et puis c'était les jeux olympiques! On se dit qu'il faut finir sur quelque chose de bien car c'est ce que les gens retiendront. J'ai donc voulu le faire pour l'équipe et pour moi.
Je suis montée sur la poutre, il n'y avait plus de stress, j'étais un peu libérée, j'avais juste à me recentrer sur moi et faire ce que j'avais à faire ! »

BG : Est-ce que ça, ça s'apprend ?
YD: « Oui, ça s'apprend au quotidien; c'est un travail qui nous apprend le recentrage sur soi et à être dans sa bulle au moment des compétitions. »

BG: Est-ce que après, on y revient par la pensée; on se refait un film ou il n'y aurait pas eu de chute ...?
YD: « Oui, parfois on se refait le scénario et on imagine que ça aurait pu se passer autrement... mais on revient vite les pieds sur terre! Il fallait passer à autre chose, ne pas rester sur cet échec, ne rien regretter et profiter à fond du temps qu'il me restait à passer aux jeux: ma famille et mes amis m'ont aidé à faire cela et je pense que je ne pouvais pas en profiter plus !!! et du coup, ça m'a permis de vouloir redémarrer sur un autre pied et continuer en me donnant envie de me surpasser; je ressors de ces jeux super heureuse de ce que j'ai fait et de ce que j'y ai vécu. »

BG : "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort" ,  qu'est-ce que tu en penses ? lorsqu'on lit tes interviews, on a l'impression que tu pourrais t'approprier ce célèbre dicton....
YD:« Oui, complètement ... ma maman m'a enseigné deux dictons: celui là et "à chaque jour suffit sa peine" et j'ai toujours été éduquée dans ce sens! »

BG: Tu as annoncé que tu voulais faire les jeux de Rio... Qu'est-ce qui donne l'envie de recommencer un cycle olympique malgré ce que cela représente (discipline, sacrifices…) ?
YD: «Je me dis que 4 ans, c'est assez rapide, vu le cycle précédent qui est passé à une vitesse fulgurante, et vivre ce que j'ai vécu à Londres vaut bien la peine de recommencer !! »

BG: On a pu lire ici ou là que tu allais reprendre le sol, est-ce que tu confirmes cette information ? avec quels objectifs ?
YD« Je vais voir des spécialistes au mois de septembre qui me diront si je peux reprendre le sol ou pas. J'en ai très envie pour pouvoir refaire le concours général ! et, (amusée) je n'ai toujours pas de titre de championne de France au concours général! »

BG: Au niveau de tes études, qu'est-ce que tu envisages ?
YD: « Je vais reprendre une terminale S cette année et j'aimerais faire du droit par la suite. »

BG: Cela fait maintenant un an que tu es licenciée aux Lucioles de Lyon, quel est ton ressenti sur le club ?
YD: « Je cherchais un club sympa où je pouvais facilement m'intégrer et Yann (Cucherat) m'a fait connaitre les Lucioles.
J'ai été super bien accueillie dès le début, il y a une bonne équipe, je m'entends super bien avec les filles, c'est super agréable de venir à Lyon, de plus j'adore cette ville que je connais un petit peu.
Dans le club, tout se passe bien je suis reçue comme une reine!
Mon objectif était de bien m'intégrer et c'est ce qu'il se passe donc je suis très contente. »
Je voulais aussi aider cette équipe à aller au plus haut et pas me retrouver dans un club déjà au sommet et quand l'équipe a gagné (les championnats de France de) la DN2, j'ai été super contente!

Là, j'ai trouvé le club qu'il me fallait, tous les critères sont au rendez-vous!

BG : merci à toi, Youna et à très bientôt parmi nous

Septembre 2012

Après des vacances bien méritées, Youna a repris le chemin des entraînements depuis le 3 septembre à l'INSEP.

Espérant un avis FAVORABLE du corps médical, elle pourrait reprendre le SOL en vue de concourir à nouveau pour le concours général.

Parmi les objectifs sportifs de l'année post-J.O, Youna participera au TOP 12 en mars prochain avec son équipe 100% française et 100% lyonnaise, qui aura à coeur de défendre sa fabuleuse 3ème place.

28 Juillet au 13 août - J.O. de Londres

Youna a été qualifiée pour participer aux J.O de Londres. Suivez les résultats en live sur le site officiel de l'équipe de France de gymnastique artistique: cliquez ici

Juin 2012 : Championnat de France individuel - Nantes

Youna prend le titre de Championne de France aux barres avec 15.550 points et prend la médaille de bronze , malgré une chute, à la poutre avec 13.300 points.

Comment nous joindre ?

Les Lucioles de Lyon

gymnase de la Guillotière

14  rue du Repos 69007 Lyon

tel: 0478585306

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Actualités

        A vos agendas!!!

Vendredi 15 Juin aura lieu le gala de fin de saison au gymnase Mado-Bonnet.

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